Pour construire une cloison en bois, fixe des lisses au sol et au plafond, puis des montants espacés de 40 à 60 cm avant de poser l’isolant et le parement.
La solidité de l’ensemble dépend surtout du dimensionnement de l’ossature, de sa fixation et du revêtement choisi.
Quel bois et quels matériaux choisir pour construire ta cloison ?
Pour une cloison intérieure classique, tu peux utiliser des tasseaux, des chevrons ou des bois rabotés suffisamment droits et secs. Des sections de 45 × 50 mm ou 45 × 70 mm sont courantes, tandis qu’une ossature plus profonde permet notamment de loger davantage d’isolant.
Prévois aussi la visserie et les fixations adaptées aux supports, une bande résiliente si tu souhaites limiter les vibrations et le parement. Le placo convient bien à une finition lisse à peindre, l’OSB offre une surface résistante et le lambris permet de conserver un aspect bois.
Quelle section prévoir pour les montants et les lisses ?
La section dépend de la hauteur de la cloison, de son parement, des charges prévues et de l’épaisseur d’isolant recherchée. Une ossature de 45 × 70 mm laisse par exemple davantage de profondeur qu’une structure de 45 × 50 mm, mais augmente aussi l’épaisseur finale.
Si tu hésites sur ce dimensionnement, consulte notre article consacré à l’épaisseur d’une cloison à ossature bois.
Trace l’emplacement de ta cloison avant de monter l’ossature
Matérialise la future cloison au sol, puis reporte le tracé sur les murs et au plafond. Un niveau laser simplifie l’opération, mais tu peux également travailler avec un niveau, un fil à plomb et un cordeau. Contrôle soigneusement l’équerrage et l’alignement.
Avant de percer, vérifie l’absence de câbles électriques ou de canalisations avec un détecteur adapté. Positionne également dès maintenant une éventuelle porte afin de prévoir correctement l’interruption de la lisse basse et son encadrement.
Comment fixer les lisses au sol et au plafond ?
Découpe les lisses à la bonne longueur et positionne-les sur ton tracé. La lisse haute doit se trouver exactement à l’aplomb de la lisse basse pour pouvoir installer des montants verticaux.
Adapte ensuite les fixations au support. Béton, plancher bois, carrelage ou plafond avec hourdis ne nécessitent pas les mêmes chevilles ni la même méthode de fixation. Sur un support particulier ou dont tu connais mal la composition, vérifie la solution adaptée avant de percer.
Une bande résiliente en mousse ou en liège placée entre l’ossature et les parois existantes aide à limiter la transmission des vibrations. Elle est particulièrement intéressante pour une cloison séparant une chambre d’une pièce de vie.
Comment poser les montants de l’ossature bois ?
Installe d’abord les montants d’extrémité entre les deux lisses, puis ajoute les montants intermédiaires. Contrôle leur aplomb au fur et à mesure et assure-toi que l’ossature est rigide avant de poser le parement.
Pense surtout aux dimensions des futures plaques ou panneaux. Leurs jonctions doivent disposer d’un appui suffisant sur les montants pour permettre une fixation correcte.
Quel entraxe respecter entre les montants ?
Un entraxe de 40 à 60 cm est courant, mais la valeur exacte dépend du parement, de ses dimensions, de la hauteur de la cloison et du système retenu. Positionne donc tes montants en fonction du calepinage des plaques plutôt que d’appliquer automatiquement une valeur unique.
Pour approfondir ce point, consulte notre article sur l’espacement entre les montants d’une ossature bois.
Comment prévoir l’ouverture d’une porte ?
Prévois le bloc-porte pendant le montage de l’ossature. Les montants latéraux doivent encadrer l’ouverture et permettre la fixation correcte du bâti.
Pars des dimensions réelles du bloc-porte choisi plutôt que d’une ouverture approximative. Tu éviteras ainsi de devoir modifier l’ossature au moment de la pose.
Faut-il isoler une cloison en bois ?
Entre deux pièces chauffées, l’intérêt de l’isolant est surtout acoustique. Une laine de bois ou une laine minérale placée entre les montants peut limiter la propagation des bruits entre une chambre et un séjour, des toilettes et une pièce de vie ou deux chambres.
Découpe l’isolant légèrement plus large que l’espace disponible pour qu’il reste en place sans laisser de vide, sans pour autant le comprimer excessivement. Si des gaines électriques traversent la cloison, installe-les avant de refermer la seconde face et respecte les règles applicables aux installations électriques.
Un pare-vapeur n’est pas systématiquement nécessaire dans une cloison séparant deux pièces aux conditions intérieures similaires. Son intérêt doit être évalué lorsque la paroi sépare des ambiances thermiques ou hygrométriques différentes.
OSB, placo ou lambris : comment fermer ta cloison en bois ?
Le placo permet d’obtenir une surface lisse à peindre, l’OSB apporte une bonne résistance mécanique et le lambris constitue directement une finition décorative. Le mode de fixation et les précautions de pose varient donc selon le parement.
Ferme une première face, installe les réseaux et l’isolant, puis pose le parement opposé. Vérifie que les bords des panneaux disposent d’un appui suffisant sur l’ossature.
Avec un panneau bois comme l’OSB, respecte les préconisations du fabricant concernant les fixations et les jeux nécessaires aux variations dimensionnelles. Pour aller plus loin, consulte nos articles « Quel OSB choisir pour une cloison en ossature bois ? » et « Comment poser du placo sur une ossature bois ? ».
Comment réaliser les finitions de ta cloison ?
Sur des plaques de plâtre, traite les raccords avec les bandes et l’enduit adaptés avant la finition. Un panneau bois laissé apparent ne se traite pas de la même manière puisqu’il peut légèrement varier avec l’humidité.
Anticipe aussi les charges lourdes. Un meuble suspendu, un téléviseur ou une grosse étagère peut nécessiter un renfort fixé dans l’ossature, beaucoup plus facile à installer avant la fermeture complète de la cloison.
Les erreurs à éviter quand tu construis une cloison en bois
Quelques erreurs suffisent à compliquer tout le reste du chantier :
- percer sans vérifier la présence de câbles ou de canalisations ;
- mal aligner les lisses basse et haute ;
- poser des montants qui ne sont pas d’aplomb ;
- choisir l’entraxe sans tenir compte du parement ;
- oublier le bloc-porte lors du montage de l’ossature ;
- fermer la cloison avant d’avoir posé l’isolant et les réseaux ;
- utiliser des fixations inadaptées au support ;
- oublier les renforts destinés aux futures charges lourdes.
