Comment tailler un rosier remontant pour qu’il refleurisse deux fois ?

Comment tailler un rosier remontant pour qu’il refleurisse deux fois ?

· 7 min de lecture · Mis à jour le 08/04/2026

Tu as un rosier remontant dans ton jardin ? Tu savais qu’avec deux tailles bien menées dans l’année, il peut fleurir deux fois : du printemps jusqu’aux premières gelées. Mais tu dois être prudent, un rosier remontant ne se taille pas comme n’importe quel rosier. Les périodes d’intervention, les gestes et les objectifs sont différents des autres variétés. Si tu veux d’abord comprendre le calendrier de taille pour tous les types de rosiers, consulte notre article sur quand tailler ses rosiers. Ici, on va se concentrer uniquement sur le rosier remontant pour qu’il offre le meilleur de lui-même.

Tu as un rosier remontant dans ton jardin ? Tu savais qu’avec deux tailles bien menées dans l’année, il peut fleurir deux fois : du printemps jusqu’aux premières gelées.

Mais tu dois être prudent, un rosier remontant ne se taille pas comme n’importe quel rosier. Les périodes d’intervention, les gestes et les objectifs sont différents des autres variétés. Si tu veux d’abord comprendre le calendrier de taille pour tous les types de rosiers, consulte notre article sur quand tailler ses rosiers.

Ici, on va se concentrer uniquement sur le rosier remontant pour qu’il offre le meilleur de lui-même.

Quel est le bon moment pour tailler un rosier remontant ?

Un rosier remontant se taille deux fois dans l’année. Une grande taille en fin d’hiver, et une taille plus légère en été pour relancer la deuxième floraison. Ce sont deux interventions distinctes, avec des objectifs différents.

Pour la taille principale, la période idéale se situe entre mi-février et mi-avril en fonction de la région où tu vis et la variété de rosier. Il faut impérativement tailler après les dernières gelées, sinon les nouvelles pousses tendres risquent d’être brûlées par le froid. Mais si tu attends trop, le rosier va dépenser de l’énergie dans des pousses que tu vas supprimer.

Je vais te donner un indicateur naturel pour savoir quand sortir le sécateur. Si tu as des forsythias dans ton jardin, dès que leurs fleurs jaunes apparaissent, c’est le signal. Tu peux aussi observer les bourgeons de ton rosier directement : dès qu’ils commencent à gonfler, il est temps d’intervenir.

Préparer les outils avant de sortir le sécateur

C’est l’étape que la plupart des jardiniers sautent, et c’est souvent là que les problèmes commencent. Une lame de sécateur mal affûtée va écraser les tissus au lieu de les couper net, pas top pour la cicatrisation. Si ta lame est sale, elle risque de transmettre des maladies d’un rosier à l’autre sans que tu t’en rendes compte.

Alors avant chaque séance de taille, prends le temps d’affûter ton sécateur et de désinfecter la lame avec de l’alcool à brûler ou en passant une flamme dessus. Si tu as plusieurs rosiers, répète cette opération entre chaque arbuste. Ces quelques minutes de nettoyage vont t’éviter des semaines de traitement contre une maladie fongique.

N’oublie pas de mettre des gants épais spécial rosiers. Les épines en hiver sur des mains froides, ça pardonne pas. Et taille par temps sec de préférence, les plaies de coupe cicatrisent bien mieux quand l’air est sec.

La taille de printemps du rosier remontant, pas à pas

C’est l’intervention la plus importante de l’année. Elle conditionne la vigueur des pousses, la qualité de la première floraison et la santé générale de ton arbuste pour toute la saison. Voilà comment s’y prendre dans le bon ordre.

Nettoyer et aérer dans un premier temps les rosiers

Avant de penser à raccourcir quoi que ce soit, commence par faire le ménage. Retire tout le bois mort, reconnaissable à sa couleur brune ou noire à l’intérieur de la tige. Retire également les branches abîmées, malades ou trop chétives pour produire des fleurs.

Lorsque le nettoyage est fait, place à l’aération. Un rosier bien aéré au centre, c’est un rosier qui résiste mieux aux maladies fongiques comme la marsonia ou l’oïdium. Alors n’hésite pas à couper toutes les branches qui poussent vers l’intérieur du buisson ou qui s’entrecroisent. L’air et la lumière doivent pouvoir circuler librement.

Comment sélectionner les bonnes branches ?

Une fois le nettoyage terminé, c’est le moment de réfléchir un peu pour sélectionner les branches que tu vas conserver. L’objectif est de garder entre 3 et 5 branches charpentières, les plus vigoureuses et les mieux réparties autour du buisson. Ce sont elles qui vont structurer ton rosier et porter les nouvelles fleurs.

Privilégie toujours les branches jeunes par rapport aux vieilles. Une branche jeune a des conduits de sève neufs, elle repart avec plus d’énergie. Si deux branches se font concurrence à proximité, garde la plus jeune et supprime l’autre au plus près du point de greffe.

Quelle technique de coupe réaliser ?

C’est là que beaucoup de jardiniers hésitent et pourtant la règle est simple ! Il te faut toujours couper au-dessus d’un bourgeon qui est orienté vers l’extérieur du buisson. Comme ça, la future tige partira vers l’extérieur sans encombrer le centre.

La coupe doit être en biseau, à une distance de 5 mm au-dessus de l’œil, avec la pente opposée au bourgeon pour que l’eau de pluie s’écoule sans stagner dessus. Concernant la hauteur de coupe, tu peux rabattre les tiges faibles à 3 yeux et les tiges plus vigoureuses à 5 ou 6 yeux. Plus tu tailles court une tige vigoureuse, plus elle repartira avec énergie.

Relancer une deuxième floraison grâce à la taille estivale

C’est le secret pour que les rosiers remontants fleurissent à nouveau en automne. Entre mi-juillet et début août, il te faut faire une taille légère sur les tiges qui ont déjà fleuri, ce qui répond à la question : faut-il couper les roses fanées sur ton rosier ? Et cela suffit à relancer une deuxième vague de fleurs. C’est bête, car beaucoup de jardiniers passent à côté, et laissent leur rosier s’épuiser sans refleurir.

Le principe est simple : supprime les fleurs fanées en coupant 2 à 3 feuilles sous la dernière fleur. Plus tu coupes sur une section de tige grosse et vigoureuse, plus la remontée sera puissante. Sur les variétés à grosses fleurs, n’hésite pas à descendre jusqu’au premier groupe de 5 feuilles sous la fleur fanée.

Cette taille estivale n’est pas aussi sévère que la taille de printemps. Tu ne touches pas à la charpente et tu ne supprimes pas de branches principales. C’est une intervention chirurgicale et rapide, qui doit te prendre 10 minutes par arbuste, pas plus. Mais c’est elle qui fait toute la différence sur la floraison d’automne.

Les soins à apporter après la taille

Tailler un rosier, c’est bien, mais sans la mise en place des actions qui suivent, ton rosier risque fort de repartir mollement.

Pour ça, tu dois apporter de l’engrais organique ou du compost au pied du rosier, dès les jours qui suivent la taille. Le rosier vient de subir un stress et va avoir besoin d’énergie pour produire de nouvelles pousses. Le mieux est de mettre un engrais riche en potasse, qui favorise la floraison plutôt que la végétation.

Si tu avais butté ton rosier pour le protéger des gelées hivernales, c’est aussi le moment de dégager le point de greffe. Cette bosse à la base du rosier doit rester visible et aérée. Un point de greffe, lorsqu’il est enterré va développer des gourmands. Et comme sur les tomates, ces jeunes tiges pompent l’énergie de la plante sans produire de fleurs.